GALILEO GPS EUROPEEN

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GALILEO GPS EUROPEEN

Message par CI-Fan le Mer 14 Déc - 21:46

http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/898/reader/reader.html?t=1481737103292#!preferred/1/package/898/pub/899/page/7

Galileo, le « GPS européen », commence à fonctionner jeudi. Cela faisait vingt ans qu'on l'attendait. Que changera-t-il pour nous dans notre quotidien ?
Galileo, la constellation de satellites de l’Union européenne, sera opérationnelle à partir de ce jeudi. Depuis 1998, Jean-Yves Le Gall, directeur du Centre national des études spatiales (Cnes), travaille sur ce projet à 7 milliards d’euros. « Nous allons bien évidemment supplanter le système américain GPS ! » affirme-t-il.

Plus stable et plus précis

Galileo est un nouveau système de géolocalisation, sur lequel travaille une soixantaine d’ingénieurs européens. Comme son homologue américain GPS (Global Positioning System), le service basique est gratuit. Mais à la différence de celui-ci, c’est un outil civil. Alors que GPS est d’abord un outil militaire… « Si l’US Navy souhaite couper les signaux GPS, ils le peuvent », explique Jean-Yves Le Gall. La qualité du réseau Galileo devrait donc être meilleure car « les signaux seront plus stables », renchérit Alain Cirou, directeur de la rédaction du magazine Ciel & Espace.


(Photo : Pixabay)
Galileo est aussi présenté comme un outil plus précis. Si les appareils GPS ont une précision de l’ordre du décamètre (10 mètres), le système européen, lui, calculera les positions au mètre près : « Avant vous pouviez savoir dans quelle gare se trouvait votre train, maintenant vous pourrez savoir sur quel quai ! », poursuit Jean-Yves Le Gall.

Des applications concrètes

Grâce à cette géolocalisation encore plus précise, Alain Cirou imagine des applications de smartphone encore plus développées que celles connues aujourd’hui. Le journaliste spécialisé imagine des systèmes de guidage réservés aux cyclistes, par exemple, grâce à la précision des données. Mais ce système pourrait aussi aider les assureurs : vous ne savez plus vraiment où et à quelle heure a eu lieu votre accrochage de la veille ? Le réseau Galiléo pourra vous l’indiquer gratuitement !


(Photo d’illustration : Fotolia)
Un service « Search and Rescue » complète l’offre : « Actuellement, les avions et les bateaux sont équipés de balises GPS de détresse, rappelle le directeur du Cnes Jean-Yves Le Gall. Là où il faut plusieurs heures aujourd’hui pour retrouver les personnes en danger, Galileo permettra une localisation de l’incident en 10 minutes. »

Des réseaux de satellites

En revanche, il sera difficile pour l’utilisateur de faire la différence : les smartphones et autres appareils de géolocalisation se connecteront tout seuls, en fonction de leur position, par rapport aux satellites, aux réseaux GPS, Galileo, voire aux réseaux chinois et russes… « Plus les satellites sont nombreux, plus la localisation est précise », argumente Alain Cirou.

Actuellement, il y a 18 satellites européens dans l’espace. Six autres vont être envoyés d’ici 2020 pour compléter le réseau. Enfin les six derniers envoyés seront là en dépannage, au cas où l’un des 24 autres aurait un problème.


Le décollage du lanceur russe Soyouz, le 12 octobre 2012, depuis la base de Sinnamary, près de Kourou, en Guyane. (Photo : Stéphane Corvaja/ESA/AFP)
« Ce qu’il faut savoir c’est que tous les objets connectés avec lesquels on vit communiquent entre eux », poursuit le journaliste spécialisé. Par exemple, un réfrigérateur connecté est capable de « voir » que vous venez de prendre un yaourt. S’il n’en reste plus qu’un, il pourra passer commande de yaourts tout seul au magasin ou les inscrire sur votre liste de courses.

Service opérationnel en 2020

Les smartphones, les systèmes de navigation embarqués dans les transports et autres objets connectés actuels disposent d’une puce GPS. Désormais, pour profiter des services de Galileo, il faudra s’équiper d’une puce supplémentaire, apte à recevoir ses signaux.

Trois entreprises européennes ont commencé à travailler sur le projet : un Suisse, une Néerlandaise, une Italienne. Les tests qu’elles ont réalisés avec l’Agence Spatiale Européenne (Esa) sont concluants. Les futurs appareils embarqueront ces nouvelles puces, capables de recevoir à la fois les signaux Galileo et GPS. Selon Jean-Yves Le Gall, « le service sera totalement opérationnel d’ici 2020 ».


Quatre satellites Galileo ont été mis sur orbite le 18 novembre. (Image de synthèse : DR)
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