Cartographie HERE

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Cartographie HERE

Message par CI-Fan le Mer 22 Juil - 18:15

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Nokia a trouvé un repreneur pour sa division cartographie, mise aux enchères en avril dernier. D'autres constructeurs pourraient se greffer aux actuels propriétaires.

Le constructeur finlandais Nokia se serait entendu avec les constructeurs automobiles Volkswagen, Daimler (Mercedes-Benz) et BWM pour revendre son service de cartographie Here. D'après le Wall Street Journal, un accord de principe pour un rachat à 2,5 milliards de dollars a déjà été signé.

Uber et Facebook s'étaient portés candidats au rachat du service

Here (auparavant Nokia Maps, N.D.L.R.) est né du rachat de Navteq effectué en 2007 pour 5,7 milliards d'euros rappelle Clubic. Sa revente, annoncée en avril, avait suscité de nombreuses convoitises. Facebook, Uber et trois fonds d'investissements (Hellman & Friedman, Silver Lake Management et Thoma Bravo) ont été, un temps, candidats au rachat.

Si l'on en croit les informations divulguées par le Wall Street Journal, la vente devait être officialisée dans les prochains jours et devrait déboucher sur une autre annonce. Fiat Chrysler, Renault, PSA, Ford, Toyota et General Motors pourraient également investir dans le service de cartographie.

http://pro.clubic.com/entreprises/nokia/actualite-774322-audi-bmw-mercedes-auraient-here-nokia.html
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Message par CI-Fan le Dim 26 Juil - 15:16

http://www.liberation.fr/economie/2015/07/23/pourquoi-audi-bmw-et-daimler-refusent-de-se-laisser-guider-par-google_1352642



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Pourquoi Audi, BMW et Daimler refusent de se laisser guider par Google
RICHARD POIROT 23 JUILLET 2015 À 17:25


ANALYSE

Les trois constructeurs seraient sur le point de racheter Nokia Here, la filiale cartographie du groupe finlandais. Derrière cette acquisition, un bras de fer entre Google et le secteur automobile traditionnel avec plusieurs milliards de dollars à la clé.
La guerre de la cartographie se poursuit et prend une dimension nouvelle. Audi, Daimler et BMW sont sur le point de se grouper pour acheter Nokia Here, le service de cartographie numérique du groupe finlandais. Cette acquisition, si elle devait se concrétiser, s’élèverait à 2,5 milliards de dollars (2,27 milliards d’euros), a indiqué mardi le Wall Street Journal. Mais, au-delà de la somme, la négociation en cours illustre le début d’une prise de conscience réelle des constructeurs automobiles face à la puissance de Google. Et marque leur volonté de résister à un rouleau compresseur qui entend bien devenir un acteur incontournable de la mobilité.

GOOGLE MAPS, ARME DE CONNEXION MASSIVE
Le grand public ne connaît pas Nokia Here. Et pourtant, quatre voitures sur cinq dans le monde avec un écran intégré sont équipées de la cartographie scandinave. Il est le leader sur son segment, présent dans près de 100 pays. En 2014, les licences vendues par Nokia Here à l’industrie automobile ont représenté la moitié des 970 millions de dollars de son chiffre d’affaires. En revanche, le grand public connaît Google Maps, arme de connexion massive et gratuite de Google. Google Maps est utilisé par un milliard de personnes chaque mois. C’était, en 2013, l’application mobile la plus utilisée sur la planète, selon une étude de l’institut GlobalWebIndex. Mais c’est aussi un assistant de navigation plutôt efficace. Résultat : non seulement les smartphones ont fait leur nid dans l’habitacle des voitures et déventousé les boîtiers GPS des concurrents, mais Google a imposé un standard, obligeant ces derniers à s’aligner et à proposer, eux aussi, des applications de navigation gratuites (avec des options payantes) alors que leur modèle économique était basé sur le payant à 100%.

Au passage, Google a déposé sur place son grand rival Apple, qui lui tente de s’imposer avec son application Apple Plans, mais qui a pâti d'un mauvais démarrage. En 2012, il avait même tenté de virer Google Maps de sa bibliothèque App Store, avant d’être obligé de la réintroduire sous la pression des utilisateurs d’iPhones en colère.

Aujourd’hui, la question des boîtiers est réglée. La bataille se joue sur un autre terrain. «L’enjeu, c’est de savoir qui va contrôler la console centrale, le tableau de bord», décrypte Franck Cazenave, auteur du livre Stop Google (édition Pearson), dans lequel il décrit la stratégie du géant américain pour s’imposer dans la mobilité physique. L’objectif de Google — et d’Apple — est de s’installer de façon permanente dans un espace qui jusqu’à présent lui était fermé : la voiture. Ils ont mis un pied dans la portière avec leurs smartphones, mais ce n’est qu’une étape.

ANDROID AUTO, LE CHEVAL DE TROIE
De plus en plus de voitures sortent des chaînes de fabrication avec des écrans intégrés au tableau de bord, offrant notamment un assistant de navigation installé par défaut — en général le fameux Nokia Here. Ce que veulent Google et Apple, c’est permettre au conducteur de transférer l’écran de son smartphone sur celui de sa voiture. Le premier avait ainsi annoncé en 2014 l’arrivée d’Android Auto, interface développée à partir de son système d’exploitation vedette (un milliard de smartphones dans le monde tournent avec Android). Le second avait lancé Carplay quelques semaines avant, basé sur le même principe. Le conducteur connecte son appareil et retrouve sur l’écran du tableau de bord une sélection de ses applications, celles qui sont compatibles avec les impératifs de sécurité : téléphonie, messagerie, musique en ligne, info trafic, info météo… et, bien sûr, navigation routière. Autant de services, connectés pour la plupart, qu’un constructeur automobile ne peut proposer, sauf à suggérer au propriétaire de prendre un deuxième abonnement internet spécialement pour sa voiture… ce qu’il ne fera pas. De nombreux constructeurs s’apprêtent donc à laisser ces deux géants du numériques s’installer dans l’habitacle de leur voiture. Hyundai a annoncé fin mai que sa Sonata, vendue aux Etats-Unis, serait la première à intégrer Android Auto. Carplay devrait suivre, a promis le coréen.

Un écran Android Auto. Photo Google

Comment se fera alors le choix pour les possesseurs de smartphones Android ou d’iPhones, entre l’assistant de navigation installé par le constructeur et celui proposé sur les smartphones ? Pour Franck Cazenave, qui travaille dans le secteur automobile depuis quinze ans, le choix sera vite fait : «Entre le système de navigation du véhicule, assez pauvre en général, et Google Maps que vous avez l’habitude d’utiliser sur votre smartphone, vous serez tentés d’utiliser le second. Surtout si, en plus de la carte, vous retrouvez l’univers d’applications que vous connaissez.»

Le choix se fera aussi en fonction de la qualité du service rendu. Car il ne s’agit pas seulement de fournir un itinéraire mais aussi d’afficher, par exemple, des données sur la qualité de la chaussée ou des informations trafic en temps réel. «Maîtriser la circulation urbaine devient un enjeu essentiel, sur les routes et dans les transports en commun, explique Jean-Pierre Corniou, directeur général adjoint du cabinet Sia-Partners. En 2040, 70% de la population mondiale va vivre dans les villes, contre un peu moins de 40% aujourd’hui.»

WAZE, LA COMMUNAUTÉ DES CONDUCTEURS GOOGLE
Là encore, Google dispose depuis peu d’une cavalerie légère, rapide et très efficace. Une division dont vous faites peut-être partie. En 2013, le groupe a racheté Waze, une application de trafic et d’information routière, à l’image de ce que proposent Coyote ou Wikango. Le groupe a sorti un milliard de dollars pour se l’offrir, soufflant la mariée au nez d’Apple (qui en proposait 500 millions) et de Facebook. Waze fonctionne sur la communauté : l’application connaît la position de chacun de ses membres, leur vitesse de déplacement des véhicules grâce au GPS du smartphone. Les utilisateurs peuvent aussi envoyer des informations sur l’appli : embouteillages, rues barrées, accidents, travaux, présence de radars fixes et de policiers (Waze flirte avec la légalité)… En recoupant les données, l’application donne ainsi une photographie en temps réel de la circulation routière. Et plus la communauté est importante, plus les informations données sont pertinentes et précises. Or, Waze revendique 1,2 million d’utilisateurs en région parisienne chaque mois. Ce dernier chiffre, s’il est exact, ferait de l’application une des premières communautés d’automobilistes en France. Google en a bien sûr tiré profit, les informations trafic de Waze remontant sur Google Maps.

CIBLAGE PUBLICITAIRE
Pourquoi cette bataille pour s’installer sur l’écran de votre voiture ? Pour Google, la réponse est évidente. Il suffit de se rappeler de son modèle économique : établir un profil utilisateur le plus précis possible afin de fournir aux annonceurs le meilleur ciblage publicitaire. Grâce à vos recherches sur son moteur, à vos échanges sur sa messagerie, aux informations que vous fournissez dans son agenda, Google sait tout de vous et fait remonter dans votre liste de recherche des liens sponsorisés qui correspondent à vos centres d’intérêt du moment.

Maintenant, ce que Google fait sur votre écran d’ordinateur, pourquoi ne le ferait-il pas sur l’écran de votre voiture. Il sait où vous êtes, quel chemin vous allez emprunter et l’adresse à laquelle vous vous rendez. «L’objectif de Google est d’imposer Google Maps comme plateforme de navigation dans les véhicules. Contrôler la navigation des conducteurs, c’est connaître leur trajet, voire les influencer dans leurs achats, assure Franck Cazenave. Si vous faites une recherche sur Google dans votre voiture pour vous rendre dans un restaurant japonais, les premières réponses seront sans doute des liens publicitaires.» Un secteur que contrôle admirablement Google. En 2013, le groupe a dégagé 8 milliards de dollars de recettes avec la publicité mobile.

LE JUTEUX MARCHÉ DE LA VOITURE AUTONOME
Mais derrière l’achat de Nokia Here se profile encore un autre chantier, bien plus énorme que la simple présence sur les écrans : la voiture autonome. Tous les grands constructeurs, les équipementiers mais aussi Google et Apple (encore eux) planchent sur un véhicule qui se déplace sans l’aide d’un conducteur, grâce à de nombreux capteurs et caméras qui scannent l’environnement immédiat. Et grâce… à la cartographie. Celle-ci est au cœur de cette révolution à venir puisqu’elle sera un des principaux outils qui permettra à la voiture de se situer en temps réel et de suivre un itinéraire programmé par son utilisateur.

Or les cartes numériques actuelles sont trop sommaires. Il ne suffit pas de connaître les routes, les futures cartes devront aussi indiquer les voies et leur largeur, les trottoirs, les panneaux de signalisation, les dénivelés… Et au centimètre près. Une fois de plus, surprise, Google est de nouveau sur le pied de guerre. En 2014, il a acheté pour 500 millions de dollars (455 millions d’euros) la société de satellites d’observation Skybox Imaging. L’entreprise dispose actuellement d’un seul satellite en orbite, mais des dizaines pourraient être vite déployés, améliorant sensiblement la qualité et la précision de Google Maps, et apportant des mises à jour très rapides. Par ailleurs, la multinationale de Mountain View teste des voitures autonomes depuis 2009 et comptabilise aujourd’hui plus d’un million de kilomètres parcourus par ses véhicules en mode autonome (avec, précise la firme, un chauffeur derrière le volant en back-up).  

A prototype of a driverless car is seen in a photograph provided by Google in Mountain View, California May 28, 2014. Google Inc is building cars that don't have steering wheels, accelerator pedals or brake pedals, in an ambitious expansion of the Internet company's efforts to develop self-driving cars. The small electric cars, which seat two passengers, are currently prototypes that Google has been building through partnerships with automotive suppliers and manufacturers, Google co-founder Sergey Brin saidUn prototype Google Car spécialement conçu et construit pour les tests de voiture autonome. Vingt-cinq de ces modèles existent actuellement. Photo AFP

On peut donc sans difficulté imaginer le monde de demain, si la stratégie de Google aboutit : des voitures autonomes fabriquées par les constructeurs automobiles mais équipées d’une intelligence artificielle élaborée par Google, avec la cartographie Google, un écran Google qui remonte toutes sortes d’informations issues de centres d’intérêt et des données de la voiture. Sans oublier les suggestions d’achat et de déplacements proposées par Google. Car il ne s’agit plus d’amener l’utilisateur sur la page web d’un annonceur, mais directement sur le perron du magasin. Un marché publicitaire d’au moins plusieurs dizaines de milliards de dollars.

ALLIANCE DES HISTORIQUES CONTRE LES PARVENUS
On comprend alors que certains constructeurs — et pas seulement eux — soient contrariés par l’intrusion de Google dans leur monde, et refusent l’idée d’être dépendants d’une entreprise ultra-hégémonique en matière de cartographie et d’usage de cette cartographie. Le Wall Street Journal écrit que les trois constructeurs automobiles allemands ont craint de voir Nokia Here et sa technologie tomber entre les mains de Google, Uber ou Apple, ce qui les aurait placés dans une position de vassalité dangereuse. Le WSJ affirme également qu’en cas d’accord, Audi, BMW et Daimler auraient l’intention d’inviter d’autres constructeurs tels que Chrysler, Renault, PSA, Ford, Toyota et General Motors à investir dans Nokia Here. Une sorte d’alliance des historiques contre les parvenus. L’affaire n’est pas gagnée : difficile de réunir des entreprises qui, quotidiennement et depuis des décennies, sont en concurrence frontale. Mais l’importance de l’enjeu pourrait modifier certains vieux réflexes.

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Message par CI-Fan le Jeu 29 Déc - 19:10


http://www.boursorama.com/actualites/navinfo-tencent-et-gic-prennent-une-part-de-10-dans-here-d08d0c554a88f185d36b7521501bc7f6

NavInfo, Tencent et GIC prennent une part de 10% dans HERE
Reuters le 27/12/2016 à 10:330


NAVINFO, TENCENT ET GIC PRENNENT UNE PART DE 10% DANS HERE
FRANCFORT (Reuters) - La société chinoise de cartographie NavInfo, le groupe de services internet Tencent et le fonds souverain singapourien GIC ont pris ensemble une participation de 10% dans HERE, le spécialiste de la cartographie numérique contrôlé par les constructeurs automobiles allemands BMW, Daimler et Volkswagen.

HERE créera une coentreprise avec NavInfo pour étendre son offre à la Chine en utilisant les données et les services de la société chinoise, a précisé mardi HERE dans un communiqué.

Tencent utilisera de son côté les services de cartographie et de localisation de HERE dans ses propres produits et services en Chine et à l'international.

Le montant de la transaction n'a pas été communiqué.

L'ex-filiale de Nokia a été rachetée l'an dernier pour 2,55 milliards d'euros par Mercedes-Benz (groupe Daimler), Audi (groupe Volkswagen) et BMW, afin de représenter une alternative à Google dans leurs projets de voiture autonome.

Les systèmes de cartographie numériques communiquent avec les différents capteurs intégrés dans les voitures autonomes pour recueillir et analyser des données liées aux conditions routières et les partager éventuellement avec d'autres utilisateurs de cartes.

HERE discute avec des dizaines d'investisseurs potentiels, dont Amazon.com, Microsoft et Bosch, et a dit vouloir nouer de nouveaux partenaires d'ici la fin de l'année.

(Maria Sheahan; Claude Chendjou pour le service français, édité par Patrick Vignal)
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